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Quintus



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MessagePosté le: Mar 29 Juin - 20:16 (2010)    Sujet du message: Retour chez soi Répondre en citant

Quintus n'avait aucun nom de famille. Il n'en n'avait jamais eu par le simple fait qu'il avait toujours été esclave et que les esclaves appartenaient à leur maître. Le sien portait le nom de Quintésius et à sa naissance il l'avait tout simplement nommé comme une partie de son nom. Ses parents ? Des esclaves aussi qui devaient être quelque part, allez savoir où. Vendus ou échangés contre d'autres plus forts, plus productifs.

Pourtant cette vie de soumission cessa un beau jour. Il brisa ses chaines et une nuit de l'année 210, il s'était enfui et se cachant dans les nombreuses montagnes avaient réussi à rejoindre son pays, La Thrace. Cette langue de terre entre montagne et mer, séparée par deux fleuves, le Nestos et l'Evros. Son maitre lui avait souvent parlé de cet endroit. Il lui disait que ses origines étaient de ce pays qu'il imaginait merveilleux. Et il l'était.

Il s'installa près de l'Evros et vivait de sa pêche. Son bonheur ne fut que de courte durée. Dèjà la guerre faisait rage et Philippe V avait engagé un combat contre la grande puissance romaine. De nombreux hommes étaient enrôlés de force. Quintus se retrouva très vite avec une armure de cuir sur le dos, un glaive dans une main, un bouclier dans l'autre et marchait guidé par des officiers qui ne valaient pas beaucoup plus que les maitres qui le faisaient frapper s'il n'obeissait pas ou pas assez vite. Menée d'une main de fer, une armée de près de 22000 hommes marchaient sur une ville pour se ravitailler.

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Dernière édition par Quintus le Dim 4 Juil - 21:37 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 29 Juin - 20:16 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Quintus



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MessagePosté le: Mer 30 Juin - 23:20 (2010)    Sujet du message: Retour chez soi Répondre en citant

Les romains. Les romains qui l'avaient gardé en esclavage depuis sa naissance, les romains qu'il avait détesté pour l'avoir soumis à chaque fois qu'il avait osé relever la tête. Et aujourd'hui ces mêmes romains avaient choisi la même ville que l'armée Grecque pour se ravitailler.

Le brouillard du matin avait empêché les éclaireurs de voir l'armée romaine sortir de derrière la montagne qui les séparait.

Les cavaliers furent les premiers à se lancer dans la bataille, faisant des dégats monumentaux parmi les fantassins. Et l'ordre fut donné de marcher sur l'ennemi pourtant supérieur en nombre. Les combats au corps à corps étaient violents. Quintus frappait de son épée sans reflechir. Un romain lui faisait face, il fonçait l'épée en avant et taillait et tranchait sans s'arrêter dans des cris sauvages pour se donner du courage.

Le combat cessa avec la nuit pour reprendre au levé du jour. Sur le sol les cadavres avaient été abandonnés, les blessés gémissaient, criaient, mourraient.

Les romains étaient en face, en formation carrée, les piques en avant, cachés derrière leur bouclier. L'armée Grecque avait subit de lourdes pertes. Quintus observait les hommes en lignes. Ils n'avaient aucune chance contre le surnombre de l'ennemi. Ils perdraient cette bataille. Il sentit sa chair se glacer. Le deuxième jour fut pire que le premier. Chacun donna tout ce qu'il avait mais ce ne fut pas suffisant. Les romains l'emportèrent faisant plus de 5000 prisonniers.

Commença alors une nouvelle vie d'esclave pour Quintus. Mais cette fois-ci il n'avait pas à servir un maitre. Il fut enchainé avec quatre autres prisonniers et se retrouva sur une immonde galère à ramer toute la journée. Jamais il n'avait été autant humilié. Il rêvait d'évasion, regardant parfois la côte du fond de la cale, par l'espace où chaque jour il enfilait la rame, chaines aux poignets et aux pieds.

Et cela ne faisait qu'une petite semaine qu'il se trouvait sur La Minerve. La chaleur était étouffante. Tous transpiraient et avaient du mal à respirer. La trappe était fermée. Quintus, qui parlait mieux le romain que le grec avait fait une première tentative pour la faire ouvrir sans succès. Mais en ce mois de juillet, sans eau depuis des heures, les prisonniers n'en pouvaient plus et les plus faibles tournaient de l'oeil. Quintus demanda de nouveau au gardien qui n'eut pour seule réponse que de leur jeter un seau d'eau salée en ricanant. Il n'en fallut pas plus pour le grec pour sortir de ses gonds. Il attrapa le gardien par son cuir et le tira en bas le faisant tomber dans la cale sous les yeux des prisonniers effarés.

D'un bond il se retrouva dehors, respirant l'air frais et tenta de se jeter à l'eau avec ses chaines. Mieux valait mourir que de vivre comme une bête. Il ne fit pas deux pas que déjà des soldats lui avaient sauté dessus, le maitrisant facilement. Il avait hurlé, crié, les avaient repoussé de toutes ses forces, frappant du poing et des pieds mais les chaines entravaient ses mouvements et les soldats riaient de le voir se débattre sans succès.


- Tu croyais aller où comme ça. Au fond de la mer ?
- Lâchez moi
! hurla t'il
- Tu vas voir ce qu'il en coûte à ceux qui se croient plus malins que les gardiens, fit celui qui s'était retrouvé dans la cale.

Le commandant regardait la scène avec un petit sourire sans même se déplacer pour voir ce qu'il en était. Il laissa faire ses hommes qui le pendirent au mat par les bras. Ils firent sortir tous les prisonniers pour qu'ils assistent au spectacle question de leur retirer le goût de tenter la moindre rébellion. Quintus entendit d'abord le sifflement du cuir fendant l'air avant qu'il ne vienne s'abattre encore et encore sur son dos finissant par lui arracher des cris inhumains, lui déchiquetant la peau jusqu'à ce qu'il perde connaissance.

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Quintus



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MessagePosté le: Jeu 1 Juil - 17:28 (2010)    Sujet du message: Retour chez soi Répondre en citant

Il ne mourut pas certainement parce que son corps avait refusé de mourir. Entre la vie et la mort, sombrant dans des délires de fièvre et de douleur, Quintus avait fini par émerger pour vivre des jours d'une souffrance intolérable au fond d'une cale minuscule dont il ne sortait que pour être trainé jusqu'au médecin du bord qui lui palpait le dos à le faire hurler.

- Comment ça va yeux bleus ? tu n'es pas mort, fit ce dernier avec un ton efféminé. Avec cette ongue ton dos va vite se remettre de ses plaies.

Il lui passait la crème avec une main douce donnant au jeune homme une envie de vomir. Il ferma les yeux essayant de ne pas entendre les compliments qu'il lui faisait sur la beauté de son corps et lui exprimant le désir qu'il avait. Les voyages entre la cale et la salle de soins furent fréquents jusqu'à ce qu'un jour Quintus eut la force de se tenir debout. Il attendait le bon vouloir du médecin, enchainé comme le forçat qu'il était, debout devant la porte, encadré de deux gardes que le médecin fit sortir.

- Te voilà en pleine forme, fit il en lui indiquant de s'allonger sur la table.

Il lui caressa les épaules en lui susurrant des mots à l'oreille.

- Accepte et je te sortirais de cet enfer. Fini les chaines, fini les rames, le fouet, la cale. Tu me serviras et tu n'auras qu'une chose à faire. Assouvir mes plaisirs de la chair.

L'esclave se retourna et se leva d'un bond.

- Jamais. Vous m'avez soigné et certainement sauvé la vie, mais jamais je ne m'abaisserai à cela. Vous devrez me tuer.

Le médecin était furieux de se voir repousser ses avances.

- Tu ne sais pas ce que je peux te faire vivre sur cette galère esclave Quintus si tu continues à me refuser.

- GARDES ! lança le médecin en colère. Cet esclave m'a manqué de respect.

Il fut frappé par les deux gardes qui le ramenèrent dans la cale sans ménagement à coups de pieds et de poings. Quintus se promit qu'il sortirait un jour de tout ça et s'entêta devant les avances du médecin qui le fit priver de nourriture pendant des jours. Ne lui faisant servir qu'une tasse d'eau par jour. Jamais il aurait cru que la faim puisse être aussi douloureux. Il aurait avalé n'importe quoi et tout accepté pour un bout de pain et plus d'eau. Il vivait dans le noir complet et avait cru devenir fou, incapable de savoir depuis combien de temps il était resté enfermé. Un garde vint le chercher pour le ramener aux rames, le médecin avait fini par abdiquer. Le commandant avait besoin de tous les rameurs et c'était probablement ce qui avait sauvé Quintus des sévices du docteur.

La peau sur les os, il fut amené sur le pont et lavé à grande eau de mer. Les soldats riaient pour la moindre chose et là il s'esclaffaient de le voir en tenue d'Adam cherchant à cacher son intimité. Quelqu'un lui jeta des vêtements propres. Ce fut la seule et dernière fois qu'on lui retira les chaines. Il passa une année entière sur La Minerve à vivre sous les coups des gardes. Il avait vu ses amis mourir les uns après les autres de maladie, de maltraitance ou d'épuisement. Lui s'était forgé une armure d'acier, se pliant, se couchant comme un chien obéissant à la moindre menace d'être fouetté. Mais au fond de lui il gardait une rage, une rage qui le ferait se libérer, une rage qui le gardait en vie alors que tout ici les poussait vers une mort certaine.

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Quintus



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MessagePosté le: Ven 2 Juil - 19:09 (2010)    Sujet du message: Retour chez soi Répondre en citant

Les hommes parlaient sur le pont, chuchotaient et se préparaient. Depuis plusieurs lieux ils étaient suivis par un autre navire. Les gardes les faisaient souquer à grands renforts de fouet sur celui qui ne ramait pas assez vite. Les longues rames montaient, plongeaient, forçaient dans l'eau sous l'effort des hommes et remontaient au rythme du tambour qui donnait la cadence. Il l'augmentait ou la réduisait selon les qu'il fallait allait plus ou moins vite. Tous redoutaient le moment ou le tambour tapait au rythme le plus rapide.

- Souquez bande de fainéants, hurlaient les gardes en jouant du fouet.

Certains hommes, trop faibles tombaient évanoui. Ils étaient immédiatement remplacé par un autre prisonnier.


- Le navire nous rattrape, fit Quintus. Regarde, chuchota t'il a son voisin transpirant à grosses gouttes.

Des perses, c'étaient des perses et non des grecques comme il l'avait espéré.

- Rame, rame plus vite.... ce sont des perses, lança t'il.

Ils étaient pire que les romains. S'il tombait entre leur griffe, il n'y survivrait pas. Ces gens étaient des bêtes. On racontait qu'ils vendaient leurs esclaves pour travailler dans les mines et qu'ils ne voyaient plus jamais la lumière du jour. C'était pire que les galères. Ils ne remontaient à la surface que pour que leur cadavre soit brulé. Il se mit à ramer si fort que ses bras lui en cuisait. Les perses avaient manoeuvré et se trouvait sur leur flanc. Il le voyait foncer sur eux. Ils allaient être empalé.

Un choc violent, le bois déchiqueté éclatait de toute part. L'eau entrait tel un torrent dans le navire romain. Des cris sur le pont indiquait que le combat au corps à corps avait commencé mais Quintus ne s'en souciait pas. Il tirait sur ses chaines pour échapper à la noyade.


- LES CLEFS,
hurla t'il au romain qui se relevait et courait déjà vers la sortie. ARRETEZ LE, lança t'il à ceux le plus près de l'echelle.

D'un bond un prisonnier se saisit du pied du garde et lui asséna autant de coup qu'il put, l'étranglant de sa chaine.


- VITE, LES CLEFS....

Quintus voyait la clef passer d'une serrure à l'autre. L'eau lui arrivait au dessus des chevilles. Près de lui des hommes transpercés par le bois flottait dans l'eau qui montait à une vitesse impressionnante. Enfin la clef... il fit défiler la chaine dans l'énorme anneau qui le retenait à la rame. Il tira des prisonniers et leur hurla de sortir.... Il s'empara du glaive du garde et en quelques minutes fut sur le pont se battant aux côtés des romains.

Il lui fallait atteindre le bastingage et sauter à l'eau. Il fonça au milieu du combat, repoussant tous ceux qui se mettaient en travers de son chemin. Le navire commençait à s'enfoncer. Il coulerait bientôt. Encore quelques mètres. Un perse venait de se mettre face à lui. Quintus avança son glaive et au moment où l'autre voulut l'embrocher, il roula au sol et se retrouva derrière lui. Sans même se retourna, il posa un pied sur le bastingage et sauta à l'eau, nageant le plus loin possible. Il se retourna, ivre de liberté et vit doucement La Minerve s'enfoncer dans les eaux. Le navire perse fit descendre une petite chaloupe pour récupérer les hommes tombés à l'eau.

Quintus plongea, remonta et plongea encore pour ne pas être vu. Il nageait et nageait priant pour qu'ils ne le voient pas quant :

- La bas... il y en a un qui essaye de s'échapper.

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